Lettres et Tice

Portfolio profesionnel

Entrer dans le texte poétique

Classe de 1ère, texte d’Aloysius Bertrand, "La Chanson du masque", extrait du livre "Espagne et Italie" de Gaspard de la nuit.

LA CHANSON DU MASQUE.

                                                 Venise au visage de masque.

                                                         LORD BYRON.

Ce n’est point avec le froc et le chapelet, c’est avec le tambour de basque et l’habit de fou que j’entreprends, moi, ce pèlerinage à la mort!

Notre troupe bruyante est accourue sur la place St-Marc, de l’hôtellerie du signor Arlecchino, qui nous avait tous conviés à un régal de macarons à l’huile et de polenta à l’ail.

Marions nos mains, toi qui, monarque éphémère, ceins la couronne de papier doré, et vous, ses grotesques sujets, qui lui formez un cortège de vos manteaux de mille pièces, de vos barbes de filasse et de vos épées de bois.

Marions nos mains pour chanter et danser une ronde, oubliés de l’Inquisiteur, à la splendeur magique de girandoles de cette nuit rieuse comme le jour.

Chantons et dansons, nous qui sommes joyeux, tandis que ces mélancoliques descendent le canal sur le banc des gondoliers, et pleurent en voyant pleurer les étoiles.

Dansons et chantons, nous qui n’avons rien à perdre, et tandis que, derrière le rideau où se dessine l’ennui de leurs fronts penchés, nos patriciens jouent d’un coup de cartes palais et maîtresses!

Comment entrer dans ce texte qui, sans être excessivement difficile d’accès, pose des problèmes de compréhension de son sens littéral, avant même de parler de son interprétation. Qui parle ? De quoi ? A une première lecture, le texte reste pour beaucoup obscur. La deuxième phrase du poème apporte certes de nombreuses indications pour saisir la situation d’énonciation, mais ces références font défaut à mes élèves. De plus, un des objectifs du cours était de faire découvrir la poésie en prose, genre qui perturbe les schémas et catégories habituels des élèves accoutumés à associer poésie et vers.

Laissant dans un premier temps la référence, je m’inspire de la méthode de lecture de la poésie que j’avais découverte l’an dernier et qui m’avait semblé pertinente. Dans un chapitre de Théorie de la littérature1, Jean Louis Dufays offre une démarche de lecture en trois temps. Il s’agit selon lui de d’abord sentir la poème, puis le comprendre, et enfin l’interpréter. Sentir renvoie à une première lecture "fondée sur les composantes rythmique et sonore", Comprendre sur une seconde lecture "fondée sur la composante lexicale" puis "syntaxique" et Interpréter sur une lecture "fondée sur des contextes extérieurs au texte". La question que je me suis posée a été la suivante : comment entrer de façon dynamique dans l’approche lexicale du poème.

Ma démarche a consisté à ne fournir dans un premier temps aux élèves que la première phrase du texte, ainsi que les amorces des phrases 3, 4, 5 et 6. La consigne était : A partir de cette première phrase et des amorces, écrire un poème de 5 phrases.

Ainsi qu’on pouvait s’y attendre, les écrits des élèves tachaient de faire rimer des vers, voire de respecter une certaine régulartié rythmique, alors que la première phrase n’y invitait pas particulièrement. Quelques productions ont ensuite été transcrites au tableau noir, permettant de comparer les choix opérés par les élèves. Cette comparaison a fait apparaître des réseaux lexicaux communs aux quatre poèmes écrits par les élèves, réseaux dont on a cherché ensemble le point de départ dans les amorces données. Ainsi, ont émergé les thèmes de la mort, la joie, la musique, la danse, le déguisement et l’amour.

J’ai ensuite fait une lecture du texte complet et recueilli les premières réactions. Cette première lecture a permis de faire entendre le texte (cf le Sentir de la démarche de J. L. Dufays). On a tout de suite entendu l’aspect inhabituel de ce texte dont les élèves ont questionné l’appartenance au genre de la poésie. Puis le texte a été distribué (ou plutôt, recopié patiemment au tableau, puisque le lycée a été sans électricité et donc sans photocopie pendant deux jours…) La lecture suivante a permis de reprendre et surtout d’affiner la recherche lexicale amorcée précédemment. Les références de la deuxième phrase ont été expliquées et des premières pistes d’interprétation ont émergé. Le travail suivant a consisté à revenir sur la question du genre du poème, et a donné lieu à une recherche des éléments musicaux du poème, ce qui a également permis de revenir sur le titre du poème comme clé de son interprétation.

L’étude du poème n’est pour le moment pas terminée, mais cette première approche a permis de lever l’opacité initiale du texte tout en questionnant le genre de la poésie.

Nota : j’essaie ici pour la première fois la publication d’un article grâce à Blogilo.

  1. Théorie de la littérature, J. L. Dufays, M. Lisse, C. Meurée, Bruylant-Academia, Louvain-la-Neuve, 2009 []
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Liens hypertextes, citations, champs personnalisés, etc

Le droit des liens hypertextes

Suite aux articles sur le plagiat, je me suis posé des questions sur les liens hypertextes que j’utilise dans ce portfolio. Fallait-il en faire une note de bas de page ? Avais-je le droit de faire un lien vers n’importe quel site ?
Au fil de mes lectures, je me suis rendu compte que la question était ancienne et qu’elle ressurgit fréquemment. Si au début de l’internet, la netiquette conseillait d’avertir l’auteur du site vers lequel vous pointiez par un lien hypertexte, la multiplication de ces liens a rendu un tel principe obsolète. Par contre, il existe de nombreux sites qui interdisent les liens hypertextes. Par ailleurs, à moins que vous ne portiez préjudice au droit des tiers (par contrefaçon, concurrence déloyale ou contenus illicites), vous êtes libres d’insérer les liens vers des sites dont l’administrateur n’aurait pas clairement manifesté son opposition.1.
Un document très précis se trouve sur le site juriscom.net. Ecrit par Lionel Thoumyre, dans le cadre du Forum des droits sur l’internet, il précise la législation sur le lien hypertexte et donne des recommandations à destination des différents acteurs.2. En particulier, je relève cette recommandation : “accompagner le pointeur de tout hyperlien des références permettant d’identifier l’appartenance ou la paternité de la ressource liée (nom du site auquel appartient la ressource liée, mention de la
page d’entrée de ce site, nom de l’auteur de la ressource liée etc…)
.”

Donc je ferai attention à ce qui est écrit sur les sites, et je limiterai mes notes de bas de page aux citations et non aux liens hypertextes.3 Par contre je veillerai à suivre cette recommandation qui me semble pertinente.

Les références bibliographiques

J’ai ensuite cherché un document précisant clairement comment devaient être rédigées les références bibliographiques.J’ai trouvé ce document très riche de la revue Texto, La Référence bibliographique : norme et praxis, écrit par Rossitza Kyheng. On y trouve en particulier des explications aussi bien pour les documents papiers que pour les documents numériques et de très nombreux exemples.4
Cela m’intéressait parce que je veux publier des notes de lectures sur ce portfolio. Donc, je me demandais quelles informations il était bon que je mentionne, excepté mes notes bien sûr. J’ai donc repris les catégories mentionnées par l’article : nom du ou des auteurs, titre de l’article, titre de l’ouvrage dont est extrait l’article, statut (en ligne ou papier), lieu et date de publication, ainsi que pour les sites internet l’adresse où le document a été consulté ainsi que sa date de consultation.

Les champs personnalisés

J’ai enfin cherché comment simplifié cette saisie dans WordPress. Je me suis alors penché sur les Champs personnalisés de WordPress. Je savais qu’ils étaient très puissants pour avoir regardé cette vidéo du site de webdesign CSS-tricks.com : Advanced Uses for Custom Fields in WordPress, mais je ne savais pas vraiment comment les utiliser.
J’ai donc cherché des extensions qui me permettrait de me simplifier la vie : j’ai essayé Magic-Fields, More-Fields et Custom-field-template. J’ai finalement utilisé cette dernière qui m’a semblé plus stable.
Après avoir suivi les indications donné par Betty Drevet dans son article La piste des champs personnalisés, j’ai donc maintenant un champ personnalisé qui me permet de remplir rapidement les informations sur les articles ou les livres que j’ai lu.

  1. J’ai trouvé ces informations ont été trouvées sur le site de l’Agence wallone des télécommunications []
  2. On peut trouver ce document sur cette page : http://www.juriscom.net/pro/visu.php?ID=206 []
  3. J’en profite pour préciser que j’utilise l’extension Wp-Footnotes pour faire facilement des notes de bas de page. Il suffit, après avoir installé l’extension, de mettre entre doubles parenthèses ce qu’on veut mettre en note. []
  4. Par exemple, il faudrait citer l’article de Rossitza Kyheng de cette façon : KYHENG, Rossitza. La référence bibliographique : norme et praxis. Texto! Textes et cultures [en ligne], juin 2004, vol. IX, n°2. Disponible sur : . (Consultée le …). []
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La page « réseaux sociaux » de ce blog

Librarything

Suite aux billets précédents sur le partage de lecture sur les réseaux sociaux, j’ai ouvert un compte sur Librarything, afin de voir un peu la façon dont fonctionne ce service. L’inscription est très simple, mais, à part l’ajout de quelques livres que je suis en train de lire, je ne l’ai pas encore vraiment utilisé.
Je me suis dit qu’il serait intéressant de voir si je pouvais publier une trace de ces lecteurs sur ce blog. Il existe un widget qui permet de facilement publier des données de son compte sur un blog wordpress.

Mais je n’avais pas envie d’occuper trop de place sur la page d’accueil du blog. J’ai donc cherché un moyen de publier ces informations sur une page.

Du Librarything dans une page WordPress

Voilà la méthode que j’ai utilisée pour créer la page “réseaux sociaux de ce blog”

  • Tout d’abord, j’ai créé une page sur mon blog.
  • J’ai ajouté l’extension aggrr sur mon blog wordpress, afin de pouvoir facilement insérer des flux RSS dans des pages.
  • Ensuite j’ai récupéré le flux rss de mon compte Librarything. Pour cela, j’ai été sur la page “profil” de mon compte, puis en bas, j’ai trouvé les liens qui m’intéressaient.

    J’en ai ensuite copié l’adresse.
  • J’ai enfin copié ce morceau de code dans ma page

    Attention, il ne faut pas être en mode “visuel”, mais “html”.

Ajouter des flux Del.icio.us

Pendant que j’y étais, j’ai profité de l’installation du plugin aggrr pour publier mes flux del.icio.us. La démarche est quasiment la même.

  • Il faut d’abord créer un mot-clé (tag) qui sera associé à toutes les pages del.icio.us qu’on souhaite voir publier sur le blog. J’ai choisi le mot-clé lettrestice.
  • J’ai ensuite récupérer le flux RSS correspondant à ce mot-clé.

  • Puis j’ai ajouté une ligne de code dans ma page.

Et voilà !

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